Maghrebist Mag

19 avril 2011

Sophos presse Facebook de prendre des mesures de sécurité et de confidentialité

Filed under: Actualité,Non classé,Technologie — Mots-clefs :, , — @ 18 h 01 min

Confidentialité par défaut, contrôle des applications et généralisation du HTTPS : ce sont les trois recommandations, simples à mettre en œuvre, formulées par Sophos dans une lettre ouverte adressées à Facebook. Ces conseils ont cependant peu de chances d’être jamais appliqués.

Facebook peu enclin à renforcer la sécurité sur son réseau social ? C’est le sentiment partagé par Sophos et nombre d’utilisateurs dont l’éditeur se fait le porte-parole.

Dans une lettre ouverte publiée sur son site Naked Security, Sophos propose trois solutions « simples » qui selon lui permettraient d’améliorer la sécurité et la confidentialité sur Facebook.

1- La confidentialité par défaut : c’est la première préconisation de l’éditeur. Il s’agirait pour Facebook de mettre en place et de respecter un système d’opt-in, soit pas de partage d’information sans le consentement préalable et explicite de l’utilisateur.

« A chaque fois que vous ajoutez une nouvelle fonctionnalité partageant les données des utilisateurs, vous ne devriez pas considérer automatiquement que ceux-ci souhaitent qu’elle soit activée » ajoute encore Sophos dans sa lettre ouverte.

Toutefois, l’éditeur a ici bien peu de chances d’être entendu. Un respect scrupuleux de la confidentialité des données est en effet contraire, ou du moins pénalisant, pour le modèle économique de Facebook.

Cette politique relève de la stratégie comme l’a notamment illustré l’Electronic Frontier Foundation (EFF) au travers d’un historique des décisions prises par Facebook en matière de respect de la vie privée.

Année après année, Facebook a altéré ses règles initiales afin de rendre visible par défaut, à tous, des informations auparavant considérées comme protégées. « La norme sociale a évoluée ces dernières années » assurait Mark Zuckerberg en janvier 2010 pour légitimer cette politique.

2- Le contrôle des développeurs d’applications : les applications sur Facebook visent principalement pour les développeurs à collecter des données personnelles, puis à les monétiser. Mais Sophos s’alarme aussi des applications indésirables et des escroqueries.

Selon l’éditeur, ces menaces sont permises par le laxisme de Facebook qui autorise très facilement les développeurs à publier des applications sur la plate-forme. Pour Sophos, les applications devraient être soumises à un contrôle préalable (à la manière des App Store pour mobile).

3- Le HTTPS généralisé : Si Facebook a récemment introduit une option HTTPS sur son service, celle-ci est en revanche désactivée par défaut regrette Sophos. Pire, même activé, le HTTPS ne serait que partiel.

Pour l’éditeur, ce lien sécurisé devrait être permanent, et non « lorsqu’il est possible » et le HTTPS actif par défaut pour les utilisateurs. « Pourquoi attendre jusqu’à ce que les régulateurs vous forcent la main sur la confidentialité » interpelle Sophos. Le bilan financier de Facebook devrait fournir à la société de sécurité des éléments de réponse.

« Au fond, je crois qu’il ne faudra jamais attendre de Facebook (ou de tout autre réseau social personnel) qu’il développe chez ses utilisateurs une quelconque culture de la sécurité face aux risques qu’il porte : la sécurité est tout simplement antinomique de Facebook, pour des raisons intrinsèques au réseau » tranchait déjà en 2010 sur ZDNet.fr, l’expert en sécurité Pierre Caron.

Twitter voudrais racheter TweetDeck pour 50 millions de dollars

Filed under: Actualité,Non classé,Technologie — Mots-clefs :, , — @ 17 h 54 min

La plateforme sociale de microblogging souhaite élargir ses services pour attirer de nouveaux utilisateurs. Le Wall Street Journal estime la transaction à environ 50 millions de dollars.


200 millions de comptes créés c’est bien, mais Twitter ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ! Le Wall Street Journal a annoncé que le site de microblogging serait en pleine négociation pour le rachat de l’entreprise britannique TweetDeck.

Aucun des intéressés n’a pour l’instant confirmé l’information, mais d’après le WSJ le montant s’élèverait à 50 millions de dollars.

Au même titre que Seesmic ou Echofon, TweetDeck est un des nombreux services qui permet aux utilisateurs de suivre plusieurs conversations et d’organiser leurs contenus sans avoir à passer par Twitter.com.  « Nous ne commentons pas les rumeurs », déclare Twitter sur son site. La compagnie annonce toutefois l’ouverture prochaine d’un nouveau bureau à Londres. De quoi alimenter l’information lancée par le journal de Wall-Street !

Le marché des clients Twitter

Le mois dernier, l’analyste de marché Sysomos a publié une étude montrant que 42% des tweets viennent d’applications autre que celle de Twitter. Parmi ces programmes, TweetDeck et Ubermedia représente respectivement 13,1%, et 16,4%.

D’après la chaîne d’information CNN, Ubermedia serait également en phase de discussion pour le rachat de TweetDeck. Cette entreprise de développement de solutions clientes souhaiterait même créer son propre service de microblogging et espérerait ainsi concurrencer Twitter.

Vers un public plus large

Stratégiquement, le rachat d’un développeur d’applications de microblogging traduit clairement la volonté d’attirer plus d’utilisateurs. Du côté de Twitter, cette agitation est associée au retour de Jack Dorsey, co-fondateur du site, qui promet quelques changements pour rendre le réseau social accessible au plus grand nombre.

Aucune échéance n’a été fixée quand aux changements à venir ainsi qu’à l’éventuelle intégration de TweetDeck. Mais le réseau social projette de rendre ses contenus plus attractifs pour les nouveaux utilisateurs, en les aidants à trouver plus rapidement l’information qu’ils cherchent.

A ce titre, le WSJ explique que Twitter travaillerait à la conception d’une technologie similaire au « EdgeRank » de Facebook, pour ainsi mettre en valeur les tweets envoyés par des amis ou des proches.

18 avril 2011

Les jeux sur smartphones gagnent du terrain sur les consoles portables

Filed under: Actualité,Non classé,Technologie — Mots-clefs :, , — @ 20 h 06 min

La part des jeux sur smartphones a encore augmenté en 2010 aux Etats-Unis, selon une récente étude de l’institut Flurry Analytics. Le marché américain des jeux disponibles sur les plates-formes IOS d’Apple et Android de Google, est passé à 800 millions de dollars en 2010. Un an plus tôt, il représentait 500 millions de dollars. D’après l’étude, la part du jeu sur smartphones passe de 5 à 8 % du marché total américain. “Une majorité significative des revenus a été générée par les jeux sur iPhone. Il est important de noter que ce marché a dépassé, pour la première fois en 2010, celui des PC”. Pour le cabinet d’étude, le marché du jeu sur ordinateurs s’élevait l’an passé à 700 millions de dollars.

Flurry Analytics, qui fonde son étude sur l’analyse de 80 000 applications, relève également que la croissance du jeu sur smartphones se fait au détriment des consoles portables. Aux Etats-Unis, le marché global reste stable entre 2009 et 2010, aux alentours de 10,5 milliards de dollars. Mais alors que la part des consoles de salon connaît une petite croissance (passant de 7,4 à 7,8 mds de dollars), la part des consoles portables passe de 24 à 16 % en un an. Dans le détail, la Nintendo DS représente 57 % des parts du jeux sur portables (contre 70 % un an plus tôt). La PSP de Sony perd aussi 2 % (9% des parts). Mais les jeux sous iOS et Android représentent désormais un tiers des jeux sur portables (34 %).

Cette étude semble montrer que malgré une stratégie de prix très bas, le jeu sur smartphones progresse. Sur mobiles, plusieurs modèles commencent en fait à émerger. Outre les jeux payants, dont le prix n’excède pas quelques dollars comme Plantes contre Zombies, des titres comme Angry Birds, de Rovio offrent un accès gratuit au jeu, en échange d’un encart publicitaire. Ces stratégies montrent aussi que les jeux, mis en avant sur les magasins en ligne comme l’App Store et l’Android Market jouent un rôle de produit d’appel pour les terminaux, alors qu’ils constituent la principale ressource de l’industrie traditionnelle du jeu vidéo.

“Alors qu’IOS et Android continuent de changer le paradigme du jeu occasionnel, la bataille entre Nintendo et ces plates-formes va s’intensifier. Mario pourrait être sur une plate-forme en feu”, conclut l’étude.  Pour 2011, Flurry prévoit en effet une prédit une évolution de la croissance du jeu sur iOS et Android, avec l’essor de l’iPad 2, du nouvel iPhone, et des dernières tablettes Android.

Pour affronter cette concurrence, Nintendo vient de sortir une nouvelle console portable, capable d’afficher des graphismes en 3D sans lunettes. Sony, pour sa part propose avec le XPeria Play, un terminal hybride, un smartphone disponsant d’un clavier coulissant et d’un pad de jeu.

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