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18 mars 2010

Débloquage des cores des Phenom II sur 890GX

Filed under: Non classé,Technologie — Mots-clefs :, , — @ 20 h 38 min

Avec le southbridge SB750, une nouvelle fonction était apparue : l’ACC. Cette fonction permet de débloquer les cores et la mémoire cache de certains processeurs AMD mais elle est absente du SB850, le dernier southbridge AMD qui a la bonne idée de prendre en charge le SATA 6 gigabits/s. Heureusement, certains constructeurs pensent aux utilisateurs « fauchés » et proposent donc une fonction équivalente sur leurs cartes mères.

AMD et la désactivation

Pour faire simple, AMD utilise le même die pour les Phenom II X4, X3 et X2, ce qui veut dire qu’en théorie tous les Phenom II sont des X4. Officiellement, les X2 et X3 (ainsi que les X4 8xx dotés de 4 Mo de cache) sont des modèles dont les parties désactivées sont défectueuses. Mais comme la demande est assez forte sur l’entrée de gamme, beaucoup de modèles sont en fait parfaitement fonctionnels et l’ACC permet d’activer l’entièreté du processeur. De même, les Phenom II X6 seront « recyclés » en Phenom II X4 (série 9xxT) et certains Athlon II X3 et X4 sont en fait des Phenom II X4 avec un cache L3 désactivé (et parfois des cores). Le seul processeur qui n’est pas touché par cette fonction est l’Athlon II X2, qui est toujours basé sur un die dédié (doté de 1 Mo de cache L2 par core). Officiellement, l’ACC est un « bug » utilisé par les constructeurs de cartes mères, officieusement, AMD a laissé cette « faille » facile d’accès pour se faire un peu de publicité. Rappelons qu’Intel bloque ses processeurs de la même manière, mais avec des microfusibles internes, ce qui rend la réactivation impossible (même si certains ont cru que transformer un Celeron en Pentium III c’était peut-être possible…).

Dans les faits, et malgré l’annonce de l’absence de l’ACC dans le dernier southbridge, Biostar a annoncé le « BIO-unlocKING » et Asus le « Core Unlocker » pour les cartes mères à base de chipset de la famille 8. Et ces deux fonctions permettent de faire ce que fait l’ACC : réactiver les cores. Un nouveau BIOS est parfois nécessaire, mais la majorité des cartes semblent compatibles. Reste à attendre que MSI, Gigabyte et consorts annoncent le nom commercial de « leur » version de l’ACC…

7 mars 2010

Chipset Intel P45 : La fin du socket 775

Filed under: Non classé,Technologie — Mots-clefs :, — @ 12 h 43 min

Le problème avec les traditions est que l’on n’a pas toujours de bonnes raisons de les respecter. Quand celles-ci coïncident avec la sortie de nouveaux processeurs, il y a de bonnes raisons de proposer un renouvellement de gamme. Quand il n’y a pas de changements prévus au calendrier, ces nouveaux modèles sont un peu plus compliqués à justifier.

Le P45 est le dernier chipset dédié aux sockets 775.

Le meilleur exemple est la sortie en mars dernier du chipset X48 d’Intel (pour rappel, il s’agit ici du modèle « haut de gamme » du couple de chipset d’Intel). La société s’était attirée les foudres de ses partenaires taïwanais en proposant ni plus ni moins qu’une petite révision du chipset X38, sans aucune nouveauté. La même puce vendue sous un autre nom. Officiellement, Intel justifie l’existence du X48 par son support de la FSB 1600, une fréquence de bus utilisée par un seul de ses processeurs de bureau, le QX9770. Malheureusement pour Intel, atteindre 400 MHz de fréquence de bus (soit un équivalent FSB 1600) est à la portée de la quasi totalité des cartes mères sorties ces dernières années. Mieux, le X38 incluait tous les coefficients diviseurs nécessaires pour gérer les fréquences mémoires commerciales de la DDR2 et de la DDR3. Au final le X48 n’apportait strictement rien, si ce n’est de la confusion.

Dans ce contexte, le lancement aujourd’hui par Intel du P45, déclinaison un peu plus abordable (le presque haut de gamme) du X48. Son but est de venir remplacer les P35, chipsets qui équipent la majorité des cartes mères du marché.

Intel P45 : La fin des chipsets
Depuis quelques temps, l’intérêt des nouveaux chipsets se réduit de manière croissante au point qu’ils disparaissent petit à petit. Un petit rappel s’impose, ce que l’on appelle chipset, littéralement jeu de puces, est un couple de puces servant de base aux cartes mères. La première puce baptisée northbridge fut historiquement la plus importante, au point que c’est elle qui donna son nom au couple. Le northbridge s’occupe des interconnexions « critiques ». Il relie le processeur (par le biais du FSB), la mémoire (en intégrant un contrôleur mémoire) et la carte graphique (par le biais du bus PCI Express). En clair, toutes les tâches qui ont un impact net sur les performances.

Le northbridge est situé sous le bloc de cuivre au milieu de la carte, le southbridge est lui en bas à gauche.

Il y a dix années de cela, le rôle du northbridge sur les performances était particulièrement important, au point qu’il y avait une réelle compétition sur les contrôleurs mémoires entre les constructeurs. Nvidia s’était même lancé sur cet argument en proposant avec ses premiers Nforce des contrôleurs particulièrement efficaces.

L’efficacité, au delà de la bande passante (et de l’introduction du dual channel) était avant tout une question de latence. La mémoire SDRAM et la DDR première du nom étaient des mémoires à très faible latence et les constructeurs ont pu se battre sur ce point pendant quelques années. Avec l’arrivée de la DDR2 et aujourd’hui de la DDR3, l’impact du contrôleur mémoire sur les performances est devenu quasi nul. Ces nouvelles mémoires pêchent sur la latence pour pouvoir augmenter la fréquence, et donc la bande passante totale disponible. Au point qu’Intel peine à créer des différences entre ses propres puces, entre le P35 et le X38, nous avions relevé à l’époque des écarts de l’ordre de 0.5 % à 2 %, rien de réellement significatif. Entre le P45 et le X38/X48, nous avons relevé des écarts encore plus faibles, sous le pourcent. Les contrôleurs mémoires sont identiques et il n’y a plus rien à gagner de ce côté. Nous vous épargnerons donc pour une fois des benchmarks inutiles.

Si le contrôleur mémoire n’a plus d’impact dans le chipset, c’est peut être qu’il ne se trouve pas à sa place. C’est en tout cas le raisonnement pris par AMD qui, avec ses Athlon 64, avait eu l’idée d’intégrer le contrôleur mémoire au sein du processeur. Une très bonne idée au moment de la DDR première du nom puisque cette intégration permettait de réduire significativement les latences. Avec la DDR2, l’impact fut moindre, en partie parce que les ingénieurs d’AMD n’avaient pas retravaillé suffisamment la manière dont l’Athlon 64 se devait d’anticiper ses lectures mémoires pour compenser les différences de la DDR2. Le Phenom corrige sur ce point le tir, montrant que contrairement à ce qui aurait pu être pensé, la voie de l’intégration du contrôleur mémoire dans le processeur est une voie à suivre (les tests très limités par la mémoire comme Winrar sont le seul endroit où le Phenom domine les Core 2).

Du côté de chez Intel, si l’on a fait semblant de penser que l’intégration du contrôleur mémoire ne faisait pas de sens (typique d’un constructeur qui ne propose pas une technologie), on va rapidement changer d’épaule avec Nehalem. La nouvelle architecture de processeur d’Intel prévue pour la fin de l’année (le mois d’octobre pour les premiers modèles haut de gamme) emprunte quelques idées à AMD en utilisant un nouveau bus d’interconnexion entre le processeur et la carte mère (Quick Path Interconnect ou QPI à la place du Front Side Bus actuel) et l’intégration du contrôleur mémoire. La mort des northbridge ?

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