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27 février 2010

Parquet ordonne l’ouverture d’une enquête sur la catastrophe de Meknès

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Selon le wali de la région de Meknès-Tafilalet, l’enquête sur l’effondrement du minaret de la mosquée «Bab Berdieyinne» se déroule dans les meilleures conditions.

Les familles des victimes de l’effondrement, vendredi 19 février, du minaret de la mosquée «Bab Berdieyinne» ainsi que les habitants de l’ancienne médina de Meknès ont exprimé leur colère et leurs inquiétudes, dimanche 21 février, en manifestant devant la wilaya de la région de Meknès-Tafilalet. «L’enquête sur l’effondrement du minaret de la mosquée Bab Berdieyinne se déroule dans les meilleures conditions», leur a annoncé le wali de la région de Meknès-Tafilalet, Mohamed Fawzi.

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une rencontre avec les représentants des familles des victimes, M. Fawzi a souligné qu’un bureau a été mis à la disposition des représentants des familles des victimes à la Cour d’appel et une cellule a été créée à la wilaya pour recevoir leurs doléances, ceci en application des Hautes directives de SM le Roi Mohammed VI. Selon M. Fawzi, une commission spécialisée comprenant des représentants du secteur de l’habitat et de l’urbanisme, des autorités locales et du conseil municipal a tenu, hier lundi 22 février, une réunion consacrée à la question des maisons menaçant ruine. Une autre commission spécialisée s’est réunie le même jour pour examiner la question des mosquées vétustes. En application des instructions du ministre de la Justice, Mohamed Naciri, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Meknès a ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête. «Le but de cette enquête est de préserver les intérêts des victimes et des ayants droit et de déterminer les causes et les circonstances de l’effondrement, vendredi dernier, du minaret de la mosquée «Bab Berdieyinne» à Meknès», a indiqué un communiqué du ministère de la Justice datant du dimanche. Par ailleurs, conformément aux instructions du ministre de la Justice, le procureur général du Roi s’est rendu sur les lieux de l’incident, immédiatement après l’effondrement du minaret. Une cellule spéciale du Parquet général a été mise en place au niveau de la Cour d’appel et de l’hôpital Mohammed V de Meknès, afin de simplifier les procédures et la délivrance des documents au profit des victimes et de leurs familles, précise la même source. Rappelons qu’à la suite de l’effondrement, vendredi, du minaret de la mosquée «Bab Berdieyinne» à Meknès, SM le Roi Mohammed VI, avait donné ses Hautes instructions pour procéder à une «expertise urgente» de toutes les anciennes mosquées dans les différentes préfectures et provinces du Royaume. En application des Hautes instructions royales, des commissions locales ont été mises en place au niveau des différentes préfectures et provinces du Royaume, comprenant des représentants des autorités locales et du ministère des Habous et des Affaires islamiques, ainsi que des ingénieurs et des experts, pour effectuer une expertise des édifices des anciennes mosquées et de leurs dépendances. «A la lumière des données recueillies, les mesures nécessaires seront prises», précise un communiqué du ministère de l’Intérieur.

18 février 2010

Le Trésor renoue avec le financement

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 La ligne 10 ans, intouchable depuis février 2007, a finalement été sujette à une levée de 100 millions de dirhams.

«Bien que le montant ne soit pas important, il témoigne du retour du Trésor au financement à long terme en 2010, remettant à l’ordre du jour la problématique de l’indexation des taux variables immobiliers en vigueur depuis 2007….

On s’attend à ce que les autorités revoient ce système dans les semaines à venir afin d’éviter une hausse des taux immobiliers et un ralentissement de facto de ce secteur», considèrent les analystes du Département Recherche et Analyse de la Banque des marchés d’Attijariwafa bank. Le taux 10 ans s’est ainsi envolé de 74 points de base s’établissant à 4,14%, suite à un appétit confirmé de la part des investisseurs pour le long terme. Le taux 5 ans, quant à lui, a marqué une hausse de 9 points de base pour se chiffrer à 4%. D’après eux, les taux devraient, durant la semaine courante, se maintenir plus ou moins stables, confortés par l’allègement des conditions de liquidité. En effet, l’injection d’un milliard de dirhams par la banque centrale via ses avances à 7 jours la semaine dernière, combinée aux tombées cette semaine qui se chiffreront à 3 milliards de dirhams, compensera largement la sortie de 3,3 milliards que subira le marché interbancaire au titre des adjudications du 9 février. « Ainsi, l’on s’attend à ce que les taux interbancaires fluctuent entre 3,35 et 3,40%, et que les taux repos, de leur côté, varient entre 3,30 et 3,35% », estiment-ils. Pour la mémoire, au cours de l’année 2009, le Trésor a été très actif sur la partie courte de la courbe des taux primaires, bien que ses besoins en financement se projètent à long terme, notamment au titre du service de sa dette intérieure. En effet, depuis 2007, où ses levées à long terme représentaient 19,5% du montant total de ses levées, il a laissé de côté ce mode de financement en faveur du court et moyen termes, si bien qu’en 2008, 95% de ses levées concernaient le court terme, contre 74% en 2009. Par ailleurs, les besoins du Trésor se sont accentués durant ces trois dernières années. Ils sont passés de 39 milliards en 2007 à 55,5 milliards en 2009, soit une évolution de 42%, due notamment à sa politique budgétaire qui se basait, depuis 2008, sur l’augmentation des dépenses en investissement public et la baisse des recettes fiscales. Les dépenses d’investissement de l’Etat ont en effet grimpé de près de 37% entre 2007 et 2008, et de 16% entre 2008 et 2009. Ainsi, les dépenses de l’Etat ont maintenu un rythme croissant durant ces trois dernières années, et continueront de l’être en 2010. Avec une augmentation de 20% des dépenses publiques préconisée par la loi de Finances de 2010, le Trésor annonce clairement la tendance haussière de son besoin en cash au cours de cette année, d’autant plus que ses tombées de l’année sont estimées pour l’instant à plus de 70 milliards de dirhams, principalement réparties sur le court et moyen termes.

Actuellement, le Trésor se retrouve dans une situation d’étranglement, compte tenu des levées en masse sur les maturités courtes qu’il a effectuées durant ces trois dernières années. Par conséquent, la duration de sa dette est passée de 4.58 ans en 2008, à 4.21 ans en 2009, soit un repli de 8%. Ainsi, le retour aux maturités longues s’avère nécessaire pour gagner plus de flexibilité quant au mode de financement du Trésor, d’une part, et pour panser la stratégie budgétaire à long terme du Maroc, d’autre part. n
Au cours de l’appel d’offres du 10 février 2010, Bank Al-Maghrib a servi un montant de 21 milliards au titre des avances à 7 jours au taux de 3,25% pour un montant demandé de 35,85 milliards de dirhams. La banque centrale effectue ainsi une injection d’un milliard de dirhams supplémentaire sur le marché interbancaire cette semaine. Les levées de la semaine du 4 au 10 février 2010 ont totalisé un montant de 3,33 milliards de dirhams, qui s’ajoutent aux 3 milliards de la semaine précédente. Les besoins du Trésor, surtout en ce début d’année, sont de plus en plus prononcés.

Il a d’ailleurs établi ses besoins prévisionnels pour ce mois de février aux alentours de 12 milliards de dirhams. Par ailleurs, les investisseurs n’ont été satisfaits cette semaine qu’à hauteur de 20,74% face à leur demande de 16 milliards de dirhams.

 

14 février 2010

la coopération Maroco-Française

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TGVLe Maroc et la France entendent jouer pleinement leur rôle au service de l’espace euro-méditerranéen, tout en confirmant leur volonté de développer des coopérations renforcées entre les pays du Maghreb et l’Union européenne dans le cadre du Processus de Barcelone. Et c’est dans ce contexte qu’entre la visite effectuée au Maroc depuis hier et jusqu’au 16 février de la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Mme Anne-Marie Idrac, à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires destinée à renforcer la coopération bilatérale.

Le séjour de la responsable française dans le Royaume intervient quelques jours seulement après l’annonce de la visite éminente du secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche. La secrétaire d’Etat française aura des entretiens intenses avec les responsables marocains et visitera, en outre, les infrastructures du port Tanger-Med, site sur lequel plusieurs entreprises françaises sont fortement implantées, notamment Bouygues construction et CMA-CGM. La délégation accompagnant Mme Idrac regroupe les représentants des entreprises particulièrement actives dans la région de Tanger, telles: «Bouygues Construction», «Hub Télécom», «Geodis» et «Réseau Ferré de France», ainsi que le pôle de compétitivité «Derbi», spécialisé dans le développement de la filière des énergies renouvelables.

A cette occasion, la ministre française devra prendre part à la cérémonie de signature du protocole financier maroco-francais relatif au projet du tramway de Casablanca. Premier fournisseur et premier client du Maroc, la France est un partenaire majeur du Royaume dans plusieurs secteurs, notamment celui des transports. Dans ce sens, il faut rappeler que ce secteur emblématique, ciblé comme l’une des principales priorités, se dotera grâce à cette coopération du futur TGV. Fruit d’une collaboration avec la France depuis la visite du Président Nicolas Sarkozy au Maroc en octobre 2007, ce projet sera financé à hauteur de 5,8 milliards de DH en provenance du budget de l’Etat et du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, 1,9 milliard de DH sous forme de dons français et européens et 12,3 milliards de DH sous forme de prêts avantageux consentis par la France et la Banque européenne d’investissement.

Le financement de ce premier TGV africain est bouclé depuis lundi 1er février, jour où l’Etat et l’Office national des chemins de fer (ONCF) ont signé un contrat-programme 2010-2015 incluant 20 milliards de DH pour 200 km de voies à grande vitesse et 14 rames à étage (500 places) conçues par l’opérateur français Alstom.

Les premiers engins entreront en action en juin 2010 sur le chantier de cette ligne à grande vitesse et les premiers passagers du TGV marocain se rendront en 1h20 de Rabat à Tanger, contre 3h55 aujourd’hui, à partir de décembre 2015. Ainsi, les relations maroco-françaises, traditionnellement marquées par des échanges denses et réguliers, vont devoir franchir un nouveau seuil en maintenant la concertation entre le Maghreb et l’Europe du Sud dans le cadre informel du «dialogue 5+5». Les deux pays luttent conjointement aux plans régional, international et multilatéral contre le terrorisme et son financement, le blanchiment d’argent et le crime organisé, le trafic de drogue et l’immigration clandestine. Cette dernière constitue un des défis majeurs de la Méditerranée. Français et autres Européens recherchent avec leurs partenaires du Sud, dans le cadre d’une politique transfrontalière une approche globale et équilibrée pour traiter cette question. Cette approche comprend plusieurs axes: coopérer en faveur d’une gestion plus harmonieuse des flux migratoires qui prenne en compte les besoins économiques et sociaux des pays du Nord et du Sud, agir en faveur d’une harmonisation progressive du statut des migrants légalement établis en Europe en vue de leur assurer un traitement équitable et d’améliorer leur intégration dans leur pays de résidence, lutter fermement contre l’immigration clandestine et démanteler les réseaux qui exploitent la misère humaine. Aujourd’hui, la France demeure le premier partenaire du Maroc en matière d’échange et de coopération dans le domaine économique et culturel. Elle est le premier partenaire commercial du Maroc et les échanges commerciaux entre les deux pays ont progressé à un rythme plus soutenu au cours des dernières années.

Selon les dernières statistiques du Commerce extérieur français, les échanges entre les deux pays ont totalisé en 2009 quelque 6 milliards d’euros, dont 2,5 milliards d’importations marocaines. Du point de vue financier, la France est le premier investisseur étranger au Maroc. Plus de 600 entreprises de l’Hexagone sont implantées au Maroc. La France est également le premier créancier public du Maroc et le premier bailleur de fonds bilatéral du Maroc au titre de l’aide publique au développement. La coopération française intervient de plus en plus dans le champ social (santé, formation professionnelle, handicapés), de l’aménagement du territoire, de l’appui au développement économique, de l’état de droit et de la justice (formation de magistrats). Elle développe et appuie en outre de nouveaux modes d’intervention (aide aux ONG, aux associations, à la coopération décentralisée) dans le sens d’un soutien aux « actions de proximité « et recherche constamment la mise en cohérence par rapport aux financements multilatéraux auxquels la France contribue par ailleurs. Paris oeuvre aussi à l’amélioration du fonctionnement de l’administration marocaine, dans la perspective d’une bonne gouvernance. Elle maintient une présence forte dans notre pays, y compris au niveau des échanges culturels.

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