Maroc-Gabon, un match à ne pas rater ! -
28/03/2009, 16h18
Maroc-Gabon, un match à ne pas rater ! Les Lions de l’Atlas visent la victoire
Seul Nabil Baha manquait à l’appel. Le sociétaire de Malaga, blessé, est reparti rejoindre son équipe. «Nabil Baha souffre d’une blessure au niveau de la cuisse qui n’a rien de grave. Dans cinq ou six jours, il sera prêt et pourra même jouer contre Madrid la semaine prochaine», a souligné Abderazak Hifti, le médecin de l’équipe nationale. Les autres joueurs sont prêts, que ce soit moralement ou physiquement. Durant leur rencontre avec la presse de tout horizon, pratiquement tous les joueurs de l’équipe nationale n’avaient qu’un seul mot au bout des lèvres : battre le Gabon et empocher les trois points de la rencontre pour pouvoir mener à bien cette mission. Le premier match étant très décisif dans n’importe quelle compétition, les Lions de l’Atlas sont conscients de la responsabilité qu’ils ont sur leurs épaules. «Les joueurs et moi-même sommes conscients du devoir qui nous attend. La responsabilité est grande et importante. Le premier match est toujours révélateur de la suite de la compétition, il faut qu’on ait ces trois points à tout prix. J’espère que tout se déroulera très bien», a souligné Tala El Karkouri. Le même joueur rappelle que le groupe marocain est solidaire et qu'une très bonne entente règne entre les attaquants et les défenseurs, surtout que les nouveaux visages ont vite trouvé une place au sein de la formation. «Les nouvelles têtes se sont vite intégrées, leur moral est au beau fixe, nous aussi d’ailleurs. Tout le collectif semble prêt. Le début de cette entente était contre la Tchéquie, vous avez sûrement remarqué que ces nouveaux venus sont d’une grande technicité et qu'ils jouent un football moderne, en une passe.
Du sang neuf
Les «anciens» de l’équipe nationale sont tous d’accord sur le fait que les nouveaux visages vont être d’un bon apport pour les Lions de l’Atlas. Abdeslam Ouaddou confirme qu’une équipe a toujours besoin d’un sang neuf et du changement. Il s’étonne même du fait que dès qu’il y a quelqu’un de nouveau qui intègre l’équipe nationale, des voix s’élèvent concernant son acclimatation avec la jungle africaine.
A ce propos, le sociétaire de Nancy reste perplexe : « Ce que je ne comprends pas, c’est que quand il y a des visages connus, on demande le changement, et quand il y a du nouveau, on dit que ça manque d’expérience. L’équipe nationale a besoin de ces nouvelles recrues, les visages que vous connaissez ne resteront pas à jamais».
Et pour ceux qui choisissent de jouer pour l’équipe nationale, l’ex-capitaine de Valenciennes est catégorique : «Ceux qui ont vraiment le coeur gros et veulent défendre les couleurs du Maroc, ils sont là et le feront à 200%.
Maintenant il ne faut pas en vouloir aux joueurs qui décident d’exercer leurs passions sous d’autres cieux, il faut respecter leur choix».
En plus, ils sont rapides et vivaces. Si vous me dites de leur donner une note, ça sera un 8 sur 10», a ajouté en sourire le sociétaire de Qatar Al Qatari. Ce joueur chevronné, qui a évolué dans les plus grands championnats européens avant d’atterrir au Golfe, a confiance en tous ses coéquipiers. La tâche de samedi soir ne sera qu’une confirmation du match contre la Tchéquie. Marouane Zemmama rejoint, dans les dires, Talal El Karkouri. « Tous les joueurs qui ont rallié l’équipe nationale sont d’une grande importance. On espère gagner et engranger les trois points pour aller de l’avant », a-t-il dit. Le capitaine de l’équipe nationale, Youssef Safri, n’est pas en reste.
Il a précisé qu’il était très content pour les éléments qui viennent d’avoir une invitation pour rejoindre les rangs des Lions de l’Atlas pour la première fois. Safri a ajouté que ces éléments «ont un niveau excellent et ils méritent de porter le maillot national. Roger Lemerre fait tous ces efforts pour qu’ils ne se sentent pas étrangers». Safri qui connaît bien la jungle africaine n’a pas de souci quant au rendement de ces nouveaux venus, il a déclaré qu'«à l’instar de Hadji, Chamakh, Ouaddou et d’autres, ces joueurs peuvent aussi très bien s’acclimater avec le climat africain».
Quant à notre adversaire du jour, les panthères du Gabon, certains joueurs, comme l’ailier droit Badr El Kaddouri, voient les choses d’un autre oeil. Le sociétaire du Dynamo Kiev trouve que les équipes africaines ne sont plus comme elles étaient il y a quelques années, que toutes ces formations ont pris de l’altitude et de la notoriété dans les cieux africains et mondiaux. «Ils ont un nouvel entraîneur (Alain Giresse, ndlr) qui a modifié la composition de l’équipe. C’est une équipe forte malgré les apparences.
Notre match sera très important et ce qui nous importe ce sont les points de la victoire, avec lesquels nous ouvrirons le bal des qualifications», a noté El Kaddouri. Youssef Hadji, le joueur de l’ASNL, assure que «le Gabon est une bonne sélection qui a montré des belles choses. Il a battu le Ghana à domicile. A nous de faire attention, nous n’avons pas le droit de perdre à Casablanca. Il faut faire un bon match et commencer par une victoire». Concernant la défense marocaine, principal souci de tout inconditionnel des Lions de l’Atlas, Abdeslam Ouaddou dissipe toutes ces craintes : «Pendant des années, nous avons eu une très bonne défense. A l’époque, nous jouions le 3-5-2, Naybet dans l’axe, Talal sur la gauche et moi-même à droite. Aujourd’hui, nous repartons sur une nouvelle dynamique, avec de nouveaux joueurs et un nouvel entraîneur. L’état d’esprit restera le même. Il faut marquer les premiers contre le Gabon. En 2002- 2006, nous avions fait des matchs nuls à l’extérieur, cela nous avait affectés. Aujourd’hui à nous de bien commencer ces compétitions.
Les joueurs sont motivés, nous avons envie de faire quelque chose de bien».
En tout cas, avec tous ces propos rassurants, on ne peut qu’espérer que les Lions de l’Atlas vont sûrement rugir devant les Panthères du Gabon, et avec force. Le Gabon ne sera qu’une première étape. Ensuite, viendront les Lions indomptables du Cameroun. A ce propos, le virevoltant Adil Taarabt, a son mot à dire : «Il ne faut pas dire, ‘’Ah le Cameroun a Samuel Eto’o’’. Eto’o ne peut pas gagner un match tout seul. Nous aussi, nous avons de grands joueurs qui évoluent dans de grands clubs…c’est plus un état d’esprit. Nous avons nos chances, nos points forts. J’ai confiance en notre défense. Le trio Ouaddou, Karkouri et Rbaty, c’est vraiment des joueurs classes. Ils vont assurer».
Tout a été dit maintenant. Il ne reste qu’une concrétisation de ces propos au fin fond des filets gabonais.